Réaction de BeMeSo sur le point de vue de BVAS et le Collège de Médecine Générale

La semaine dernière, une campagne de dénigrement se créait autour d'un quasi-monopole chez les fournisseurs de DMI et les augmentations de prix qui ont récemment été mises en place. Maintenant que presque tout le monde a exprimé son opinion à  ce sujet, outre les fournisseurs de DMI, BeMeSo, l'association à  but non lucratif représentant la première ligne de fournisseurs de logiciels, trouve qu'il est grand temps d'objectiver le débat avec des faits.

BeMeSo ne vise pas à  défendre l'un de ses membres, mais souhaite souligner certains des défis auxquels est confronté l'ensemble du secteur.

Le quasi-monopole est beaucoup plus petit qu'on ne veut le faire croire. Outre Corilus (CareConnect), CGM (Windoc et Daktari) et Cegedim (Health One) sont également des acteurs majeurs. En Belgique, Corilus est le plus important, mais internationalement, Cegedim et CompuGroup Medical sont beaucoup plus importants.

Le secteur des logiciels de première ligne en général, et des logiciels de médecine générale en particulier, est confronté depuis plusieurs années à  une série incessante de nouvelles fonctionnalités qu'il doit mettre à  la disposition de ses utilisateurs. Ce ne sont là  encore pas des projets simples, certains màªme très complexes et donc accompagnés de lourds investissements. Puisque le gouvernement, qui impose ces investissements, n'a encore remboursé aucun de ces investissements, les fournisseurs ne peuvent que hausser leurs prix. C'est une loi économique.

Une autre conséquence de toutes ces nouvelles fonctionnalités est bien sà»r une charge de plus en plus importante sur les services de support des fournisseurs de logiciels. Les professionnels de santé exigent une assistance correcte pour toutes leurs questions et problèmes qu'ils rencontrent lors de l'utilisation de leur logiciel. Toutefois, de nombreux problèmes se trouvent sur Recip-e, MyCareNet, eHealth et d'autres systèmes sous-jacents, mais le fournisseur de logiciels doit les prendre en charge. Encore une fois, cela arrive sans recevoir de compensation de la part du gouvernement.

Il est vrai qu'il y a un monopole en matière de connectivité, mais cela s'est développé de facto. Chaque fournisseur de DMI est libre de développer sa propre stratégie en ce qui concerne la communication électronique, mais c'est aussi le droit d'un fournisseur de l'externaliser à  un tiers

En fait, tout cela montre clairement pourquoi BeMeSo a été créé. Notamment pour répondre aux problèmes rencontrés par les fournisseurs de logiciels de première ligne avec le gouvernement et donner aux fournisseurs de logiciels une voix dans le débat. Dans le cadre d'une telle coopération, les exigences futures du gouvernement peuvent âtre traduites de manière réaliste dans des logiciels exploitables, mais également abordables. BeMeSo est heureux de pouvoir le faire avec Agoria, car il y a beaucoup de travail de négociation constructif.

Peter Van den Berge

Président

Conseil d'Administration BeMeSo

Frank Ponsaert

Porte-parole BeMeSo